Commission des Affaires Étrangères Française. الصحراء الغربية

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Représentation du Front POLISARIO

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Le Groupe d’Etude sur le Sahara Occidental a organisé une conférence consacrée aux récents développements du conflit  du Sahara Occidental, notamment depuis la reprise des hostilités entre  le Front Polisario et le royaume du Maroc; après la rupture par celle-ci du cessez- le-feu le 13 novembre 2020.

Le président du groupe Monsieur Jean-Paul Lecoq a, dans son introduction, invoqué la politique française partisane concernant le problème du Sahara Occidental. Le gouvernement français “n’observe pas malheureusement une équidistance vis-à-vis des deux parties le Maroc et le Front Polisario”. Il a rappelé également le statu  quo des instances internationales face aux tentatives récurrentes du Maroc pour renforcer son emprise coloniale sur le Sahara Occidental  qu’il occupe illégalement depuis 1975. “Nous comprenons la colère et la frustration du peuple Sahraoui assujetti, discriminé, opprimé, par l’occupant marocain”, a conclu monsieur Lecoq.

Madame Aline Pailler, Présidente de la Plateforme Sahara occidental, a pour sa part centré son intervention sur la gravité de la situation des Droits de l’Homme qui prévaut aujourd’hui dans les territoires occupés par le Maroc ainsi que sur les actions menées en France par les différentes associations  solidaires avec la cause sahraouie.

Convié à cette réunion du Groupe d’Etude sur le Sahara Occidental, Monsieur Mohamed Sidati membre du Secrétariat national et Représentant du Front Polisario pour la France, a salué cette initiative du groupe d’étude, car il permet d’apporter un éclairage actualisé sur la  problématique du Sahara Occidental.  “Le Sahara Occidental qui demeure une question de décolonisation justiciable de la résolution 1514 de l’ONU. ” a rappelé monsieur Sidati.

Il a rappelé que des populations civiles sahraouies protestaient pacifiquement devant la brèche illégale d’El GUERGARAT, lorsque les forces militaires marocaines les ont attaquées, et procédées à l’ouverture de trois brèches pour étendre le mur au-delà,  jusqu’à la frontière du Sahara Occidental  avec la Mauritanie. “D’aucuns diront qu’il s’agit là d’une violation flagrante du cessez-le-feu. Par une telle action,  le Maroc porte un coup dur aux efforts menés jusqu’ici par l’ONU au Sahara Occidental ”.

Les combattants Sahraouis ont riposté en légitime défense. Désormais tout le Sahara Occidental  est zone de guerre. Monsieur Sidati a rappelé par ailleurs l’immobilisme de l’ONU qui a frisé la complaisance voire la complicité. Le silence assourdissant des instances internationales face aux agissements du Maroc, a permis à celui-ci de continuer dans l’impunité à dénaturer les décisions de l’ONU, à détourner le processus onusien et à le vider de  sa substance”, a ajouté Monsieur Sidati.

“N’eût été la politique de la France concernant  le Sahara Occidental, le conflit sahraoui aurait été réglé, justement et pacifiquement, il y a belle lurette”, a martelé Monsieur Sidati.

Abordant le rôle de la France, qui a été négatif à ce jour. Le parti pris du gouvernement français des thèses marocaines sur la question du Sahara Occidental  n’a fait que compliquer la tâche de l’ONU, Monsieur Sidati a plaidé pour que le gouvernement français saisisse ce contexte afin de s’acquitter d’un rôle autrement plus neutre et plus positif au Sahara Occidental, un rôle qui sied à la France en tant  que membre permanent du Conseil de sécurité. La France a en effet les moyens de convaincre  le Maroc pour qu’il retrouve la voie de la légalité Internationale et pour respecter  le droit inaliénable du peuple Sahraoui à l’autodétermination.

Paris, le 26/11/2020

2020-11-26 2020-11-26
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